Sans une grande diversité d’animaux, de végétaux et de micro-organismes, il est difficile d’avoir des écosystèmes sains dont les hommes dépendent ne serait-ce que pour avoir air, eau et nourriture de qualité.
Par ailleurs, cette biodiversité a été et sera à l’origine de la découverte de nombreux médicaments. Parmi les plus connus citons la pénicilline provenant du champignon pénicillium, la quinine issue de l’écorce du quinquina, l’aspirine grâce à l’écorce du Saule blanc ou le taxol qui est un anti-cancéreux et provenant des feuilles de l’If…..etc.
Au niveau local, quels sont donc les avantages pour les habitants si on augmente la végétalisation et donc la biodiversité dans la ville?
Premier avantage : L’ombrage
Les fortes chaleurs et les canicules sont de plus en plus fréquentes et les arbres grâce à leurs feuillages créent des îlots de fraîcheur qui deviennent indispensables.
Deuxième avantage : la pollinisation
Si on augmente la superficie des zones de pleine terre, on accroît la biodiversité et on favorise la multiplication des insectes pollinisateurs comme les abeilles, les bourdons ou les papillons. La production des potagers et des vergers n’en sera que meilleure. D’où l’intérêt de réviser les règles d’urbanisme dans ce sens.
Troisième avantage : la dépollution
Les arbres sont des filtres à pollution. En effet, grâce à leurs feuilles ils captent les particules en suspension dans l’air. Une forêt peut capter plusieurs milliers de tonnes de particules au km2. Plus il y aura d’arbres, plus l’air que nous respirons sera sain.
Quatrième avantage : l’oxygénation
Les végétaux se nourrissent grâce à la photosynthèse : ils rejettent du dioxygène et absorbent du dioxyde de carbone pendant la journée. D’où l’intérêt d’aérer les appartements lors des pics de photosynthèse: en fin de matinée et surtout au printemps et en été. Par ailleurs, les arbres sont des puits à carbone en absorbant le CO2 et participent donc à la diminution des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Cinquième avantage : le bien-être
Les arbres induisent du bien-être chez les humains. En effet, ils produisent des substances, les phytoncides, pour se protéger des insectes. Ces substances ont la particularité de renforcer nos défenses immunitaires en augmentant un type de globules blancs. On constate aussi qu’on assiste à une réduction des niveaux d’hormones de stress dans le corps. D’où la sensation de bien-être quand on respire en forêt.
En conclusion, la qualité de vie est donc bien meilleure au cœur des villes où la végétalisation est plus importante.
Jean-Jacques Fredouille et Gilles Mergy