À quelques jours du scrutin, le débat s’est ouvert sur le numérique à Fontenay. Tant mieux. Ce sujet mérite mieux que l’indifférence.
Un candidat de la liste sortante a pris le temps de nous répondre (NDLR sur le blog Osez Fontenay). Je l’en remercie. Et je constate avec intérêt que nous partageons plusieurs convictions.
Il écrit : “La transformation numérique d’une collectivité ne consiste pas simplement à empiler des outils.” Nous sommes d’accord. Il ajoute que les canaux — site web, application, téléphone, accueil physique — doivent être “complémentaires, afin que chacun puisse utiliser celui qui lui convient”. Nous sommes encore d’accord. Il propose des “ateliers ouverts associant habitants, agents et élus”. C’est précisément notre méthode depuis le début.
Sur le diagnostic, nous divergeons. Il cite des services existants : planning scolaire, annuaire des associations, prise de rendez-vous. Ce sont des fonctionnalités utiles. Mais en 2026, elles constituent le socle minimum de toute commune. La question n’est pas là.
La question est : quand un incident survient dans notre ville, les habitants sont-ils informés en temps réel ? Peuvent-ils signaler un problème et suivre sa résolution ? Ont-ils accès à des données sur leur environnement — qualité de l’air, nuisances sonores ? Existe-t-il des lieux pour accompagner ceux qui décrochent du numérique ?
Clamart a son application “Ville de Clamart” avec alertes et signalements. Bagneux a “Iris”, qui a traité près de 9 000 demandes d’intervention. Châtillon a “Mon Châtillon”, 3 500 téléchargements en un an. Et Fontenay ?
Les agents municipaux font leur travail avec les moyens qu’on leur donne. Le problème, ce sont les choix politiques de ces douze dernières années.
Notre vision repose sur une stratégie cohérente : un site web modernisé, une application pour informer et dialoguer avec les habitants, une permanence numérique pour accompagner ceux qui décrochent, et Station B aux Blagis — un tiers-lieu où l’on passe de l’idée au projet, avec l’accompagnement nécessaire pour ensuite frapper à la porte de la Maison des Entrepreneurs.
Ce n’est pas une liste d’outils. C’est un écosystème pensé pour que le numérique serve vraiment les Fontenaisiens.
Et nous n’avons pas attendu d’être élus pour commencer : l’application L’Élan Citoyen existe et fonctionne.
Ahmed Mouldaia
L’Élan Citoyen pour Fontenay