Les 12 chiffres qu’on ne veut plus voir : #1 : +72% : l’explosion de la taxe foncière

Depuis l’élection du Maire actuel, la taxe foncière a augmenté de plus de 70%, en réalité de 71,9%.

Rappelons que la taxe foncière est payée par les propriétaires d’un logement et qu’elle est le seul impôt pour lequel désormais les communes ont ce qu’on appelle un « pouvoir de taux » à savoir qu’elles peuvent moduler à la hausse ou la baisse le taux d’imposition. La base de calcul est quant à elle calculée par les services de l’Etat.

Rappelons aussi que la taxe d’habitation (payée par les occupants d’un logement qu’ils soient propriétaires ou locataires) a été supprimée, sauf pour les résidences secondaires, par E. Macron. Mais l’Etat a compensé la perte de recettes pour les communes.

Par conséquent, quand le Maire actuel essaie de se « dédouaner » de cette augmentation massive de la taxe foncière en laissant entendre que c’est pour compenser la suppression de la taxe d’habitation, il ne vous dit pas la vérité.

En réalité, ce sont bien plusieurs millions d’euros qui ont été prélevés par la majorité actuelle sur votre pouvoir d’achat.

La réalité des chiffres

Le graphique ci-dessous illustre l’évolution de la taxe foncière, en mettant en évidence les trois grandes hausses décidées par la municipalité (2016, 2021, 2022) ainsi que la petite baisse de 2025 (-3,4%, et non pas -5% comme annoncé). À noter : les hausses de 2023 et 2024 résultent de la revalorisation nationale des bases cadastrales décidée par l’État, et non d’une décision locale — ce qui n’efface en rien les augmentations massives votées les années précédentes.

Un propriétaire qui payait 1 000 euros de taxe foncière en 2015 a donc payé en 2025 1 719 €, soit 71,9 % de plus qu’en 2015.

Pendant ce temps… l’inflation ?

D’après l’INSEE, l’inflation entre 2015 et 2025 est d’environ +21%.

Votre taxe foncière a donc augmenté près de 3,5 fois plus vite sur la même période.

Regardons les choses en face

Fontenay détient le triste record de la plus forte hausse parmi les communes de même taille. D’autres villes voisines, comme Clamart ou Châtillon, prouvent qu’une gestion responsable peut se faire sans matraquage fiscal.

Que ferons-nous à partir de mars 2026 ?

➡ Nous nous engageons à ne pas augmenter la part communale du taux d’imposition de la taxe foncière sur la durée du mandat ;

➡ Cela nécessitera de faire des choix collectifs sur la manière de mieux gérer les dépenses de la ville (en réduisant le train de vie de la municipalité et les dépenses de communication qui relèvent de la promotion du Maire) et surtout en maîtrisant mieux les projets d’investissement dont la dérive moyenne de coût est de 30%.

 

Gilles Mergy, Xavier Limage et Ahmed Mouldaia

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