Les 12 chiffres que l’on ne veut plus voir à Fontenay : #6 : +30% en moyenne de dérive des coûts sur les projets d’investissement

Une équipe municipale doit gérer les finances avec rigueur, répondre aux besoins quotidiens des habitants, et mener à bien les grands projets d’investissement dans les délais et dans les budgets prévus.

En effet, ces grands projets structurent un mandat. Leur coût se chiffre en millions d’euros, leur réalisation s’étale sur des années.

Depuis 2014, le pilotage de ces grands projets d’investissement est le maillon faible de la gestion municipale actuelle. Faute d’équipe de maîtrise d’ouvrage structurée, faute de suivi rigoureux, faute de vigilance politique de la part du Maire actuel et de son équipe, les projets dérivent : +30% en moyenne sur les coûts des investissements conduits ces dernières années. Un défaut de pilotage qui coûte cher aux Fontenaisiens.

Ces projets, dont la durée de réalisation dépasse la durée d’un exercice budgétaire, font l’objet d’un dispositif d’approbation et de suivi particulier au conseil municipal qui s’appelle autorisation de programme/crédits de paiement.

L’autorisation de programme consiste à autoriser le lancement d’un projet dans le cadre d’une enveloppe financière limitée. Les crédits budgétaires annuels, qui sont repris dans les budgets successifs de la ville, sont déterminés dans un second temps. Lorsque le montant total du projet évolue ou lorsque la planification annuelle budgétaire est modifiée, le Maire doit repasser une délibération modificative.

Ce qui a conduit parfois à voir repasser à plusieurs reprises au Conseil Municipal un même projet dont le coût et/ou le calendrier de réalisation ont été modifiés.

Les derniers projets qui ont fait l’objet d’une délibération modificative ont vu leur coût respectif dériver de manière encore plus significative que la moyenne de 30% :

  • Rénovation de l’Église Saint Pierre Saint Paul : le coût est déjà passé de 1,3 à 2,2 millions d’euros soit 70% de dérive ;

  • Rénovation de la Halle aux comestibles (marché) : le coût est déjà passé de 1,9 à 3,6 millions d’euros soit 90% de dérive ;

  • Rénovation du Gymnase du Panorama : le coût est déjà passé de 4,7 à 6,5 millions d’euros soit 38% de dérive.

Lorsque nous serons élus, nous mettrons fin à cette dérive financière systématique en utilisant deux leviers principaux :

  • Le recrutement d’une équipe de maîtrise d’ouvrage professionnelle, capable de piloter les projets dans la durée, de négocier avec les prestataires, d’anticiper les aléas.

  • Une transparence totale sur l’avancement : tableau de bord public, points d’étape réguliers, intégration de citoyens volontaires ou issus du tissu associatif dans les comités de pilotage pour les projets majeurs.

 

Gilles Mergy & Ahmed Mouldaia

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