À quelques semaines des élections municipales, notre ville connaît une campagne d’un genre nouveau. Pas de débat sur les projets. Pas de confrontation d’idées sur l’avenir de Fontenay. Pas d’examen du bilan sortant. À la place : faux documents, articles à charge, et manipulation de l’opinion.
La mécanique est connue
Elle a fait ses preuves ailleurs, de l’autre côté de l’Atlantique notamment. Diffuser une accusation spectaculaire. Peu importe qu’elle soit vraie ou non — l’important, c’est qu’on en parle. Laisser les réseaux sociaux amplifier. Attendre que l’adversaire se défende, car se défendre, c’est déjà perdre. Puis passer à l’accusation suivante.
L’arme favorite de ces méthodes ? Les accusations invérifiables par nature. On attribue à des personnes des étiquettes qu’elles ne peuvent pas démentir, car les sources seraient « confidentielles ». C’est tout l’art de la calomnie moderne : accuser sans preuve, en sachant que la cible ne pourra jamais prouver son innocence.
À Fontenay, nous avons eu droit au manuel complet.
Les faits
Notre liste, L’Élan Citoyen pour Fontenay, est la cible directe de ces manœuvres.
Nos affiches de campagne sont systématiquement arrachées ou dégradées.
Un faux tract traduit en arabe a été diffusé pour associer notre liste à un prétendu « entrisme ». Nous avons déposé plainte.
Puis, un article de presse à charge contre l’ASF Football, publié à point nommé, mêlant témoignages anonymes, faits anciens et allégations invérifiables.
Cet article fait également un lien avec la campagne municipale, en évoquant un soutien du président de l’ASF Football pour notre liste.
Sur les faits reprochés au club, les conclusions du contrôle récent mené par les services de l’État (DRAJES) ont établi la parfaite conformité de la section football et confirmé qu’aucun encadrant n’est signalé ni concerné par une quelconque enquête.
Enfin, le maire sortant relaie cet article sur ses réseaux sociaux le lendemain de sa parution, lui donnant une forte visibilité, alors même qu’il avait connaissance des conclusions du contrôle des services de l’État (DRAJES) mettant le club hors de cause.
À la suite de cette publication, les réactions ne se sont pas fait attendre : parents, joueurs, bénévoles ont témoigné, sur leur nom, que la réalité du club ne correspond pas à ce portrait à charge.
À qui profite l’attaque ?
Le contexte éclaire tout. La section football de l’ASF a lancé une pétition qui a recueilli plus de 1 300 signatures — un record à Fontenay — pour alerter sur les conséquences du projet de géothermie sur l’avenir de leur unique terrain homologué. Quelques semaines plus tard, ce même club se retrouve accusé des pires maux dans la presse nationale.
L’opération vise un coup double. D’abord, disqualifier un club qui a osé contester un projet municipal. Ensuite, utiliser les liens publiquement évoqués entre le président du club et notre liste pour tenter de discréditer notre candidature par association — en installant le doute et le soupçon.
Des conséquences humaines graves
Au-delà du débat politique, ces méthodes ont des conséquences réelles sur des personnes réelles. Des bénévoles qui donnent de leur temps pour les jeunes de la ville. Des éducateurs dévoués. Des familles entières exposées publiquement, livrées au ressentiment d’une partie de la population. Des enfants qui pratiquent leur sport et qui voient leur club sali.
Et lorsqu’un maire sortant relaie lui-même une publication de cette nature, en pleine connaissance des conclusions de l’État qui mettent le club hors de cause, il ne se contente pas de “commenter” : il amplifie. À ce stade, c’est une faute. Un maire qui agit ainsi faillit à sa mission. Un maire est censé rassembler, pas exposer publiquement des familles de sa propre ville. Dans tous les cas, c’est indigne d’un maire.
Notre soutien est total
Nous réaffirmons notre solidarité pleine et entière avec l’ASF Football, son président, ses bénévoles, ses éducateurs et les centaines de jeunes qui y pratiquent leur sport. Nous connaissons leur engagement, leur attachement aux valeurs républicaines, et leur apport à la vie de notre ville.
Ceux qui pensaient isoler le club en le jetant en pâture ont obtenu l’effet inverse : la communauté fontenaisienne s’est mobilisée pour le défendre. Les témoignages affluent — de ceux qui vivent le club au quotidien, pas de sources anonymes.
Ce que nous refusons — et ce que nous proposons
Nous refusons d’entrer dans ce jeu. Notre campagne porte sur des projets concrets pour Fontenay : logement, finances, cadre de vie. Nous laissons à d’autres les polémiques fabriquées et la recherche de boucs émissaires.
Les électeurs fontenaisiens méritent mieux que des méthodes importées des campagnes les plus toxiques. Ils méritent un débat à la hauteur des enjeux locaux.
À moins de deux mois du vote, nous savons que ces attaques vont s’intensifier. Nous ne sommes pas naïfs. Mais nous ne céderons ni à l’intimidation, ni à la tentation de répondre sur le même terrain. Chaque calomnie renforce notre détermination. Chaque affiche arrachée sera remplacée. Chaque rumeur sera démentie par les faits.
C’est ce débat que nous proposons aux Fontenaisiens.
Le 4 février à 20h, salle Pierre Bonnard, nous présenterons notre programme pour Fontenay-aux-Roses. Un programme construit avec les habitants, issu de plusieurs centaines de contributions citoyennes. Un programme qui parle logement, cadre de vie, finances municipales, solidarité, transition écologique.
Nous invitons tous les Fontenaisiens — y compris ceux qui ne partagent pas nos idées — à venir échanger avec nous. Car c’est ça, une campagne digne : des propositions, du débat, du respect.
Rendez-vous le 4 février, 20h, salle Pierre Bonnard. – 5 rue de l’avenir.
Gilles Mergy et Ahmed Mouldaia
L’Élan Citoyen pour Fontenay !